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Annonce de colloque, d'exposition, de publication.
28 mai 2009

Le colloque "États de violence" dans le quotidien Le devoir

Par Gabriel Gaudette
On retrouve en première page du journal quotidien Le devoir un article de Stéphane Baillargeon portant le titre "La violence dans tous ses états - Interrogations sur les rapports entre l'imaginaire et les réalités sociales". L'article est un compte-rendu de certaines des communications livrées lors du récent colloque "États de violence : esthétique, politique, imaginaire". Le journaliste s'est entretenu avec Bertrand Gervais (directeur du Lower Manhattan Project) et a fait mention des communications de Gabriel Tremblay-Gaudette (assistant de recherche, LMP) à propos du roman graphique The Dark Knight Returns, et de la communication de Bernard Perron et Guillaume Roux-Girard (groupe de recherche Ludiciné, Université de Montréal) à propos de l'utilisation de sons dans les jeux vidéos d'horreur. L'article est disponible à l'adresse suivante: http://www.ledevoir.com/2009/05/28/252488.html
21 avril 2009

ERIC LINT reçoit une subvention importante

Par Annie Dulong

L'Équipe de recherche sur l'imaginaire contemporain, la littérature, les images et les nouvelles textualités (ERIC LINT) a obtenu du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture (FQRSC) une subvention de 401 280$ dans le cadre du programme Soutien aux équipes de recherche. 

Cette subvention de quatre ans pour le programme de recherche Construction du contemporain: événements, textes, savoirs (CDC) permettra aux chercheurs de l'équipe de travailler à trois grands projets, en plus de leurs projets individuels:

Dans le cadre du Projet Lower Manhattan (lmp.uqam.ca), l'équipe travaille à analyser le processus de mythification et de fictionnalisation amorcé après les événements du 11 septembre 2001 en arts, en littérature et au cinéma et à constituer une base de données misant sur la diffusion des données et leur partage.

Dans le cadre du Répertoire des Arts et littératures hypermédiatiques (ALH), projet déjà établi, l'équipe se consacrera à la mise sur pied de dossiers thématiques et de commissariats en ligne qui permettront de rendre compte de l'émergence de nouvelles pratiques esthétiques liées au réseau Internet et au passage d'une culture du livre à une culture de l'écran. (http://www.labo-nt2.uqam.ca/)

L'Observatoire de l'imaginaire contemporain: figures du savoir, exploitera quant à lui l'imbrication contemporaine de l'imaginaire et des savoirs, par le biais des figures propres à notre époque et d'une réflexion sur le statut actuel du sujet dans les sciences humaines.

Au cours des quatre prochaines années, ERIC LINT travaillera donc au développement et à l'approfondissement des recherches collectives et individuelles de ses chercheurs, en plus de favoriser la formation des jeunes chercheurs et de présenter des activités de valorisation de recherche (colloques, journées d'études, publications) qui contribueront à créer une communauté de chercheurs et un contexte de recherche universitaire à la fois riche et stimulant.

 

12 mars 2009

«États de violence : Esthétique, politique, imaginaire»

Par Annie Dulong

L'Équipe de recherche sur l'imaginaire contemporain (ERIC LINT) de l'UQAM et le laboratoire Formes et Représentations en Linguistique et Littérature (FoReLL) de l'Université de Poitiers vous invitent à assister au colloque «États de violence : Esthétique, politique, imaginaire». Le colloque aura lieu les 21 et 22 mai 2009 à la salle M-465 de la Grande Bibliothèque, 475, boul. de Maisonneuve Est (entrez par la rue Berri).

 Le constat d’une invasion de la violence comme spectacle dans la culture occidentale est récurrent depuis plusieurs décennies. On commente à l’envi le mélange de fascination et de répulsion que suscitent les figures de tueurs en série, de terroristes, de criminels de guerre et de bourreaux nazis. Omniprésentes dans les médias, ces figures d’acteurs de la violence se développent à une vitesse accélérée dans le cinéma et la littérature, occasionnant de nouveaux canons, parfois de nouvelles formes. Elles introduisent une série d’interrogations sur la pathologie croissante d’une civilisation en crise, et des commentaires qui se situent, le plus souvent, entre la déploration et la fascination.

Quels rapports cet imaginaire entretient-il avec les réalités sociales et politiques de ce début de siècle? Dans quelle mesure l’analyse peut-elle hériter des instruments élaborés au siècle précédent — celui des totalitarismes, des guerres coloniales et de la guerre froide —, dans le domaine de la philosophie politique, de l’anthropologie, de la critique des textes et des formes? Quel rapport faut-il établir entre la violence réelle qui secoue nos sociétés — en Occident et hors Occident — et la surenchère narcissique des représentations de la violence, voire l’hypertrophie de ce qu’on a longtemps appelé « une violence symbolique »? Cet imaginaire est-il entré dans une nouvelle phase? A-t-il une fonction d’exutoire ou de catharsis? Y amorce-t-on, au-delà de sa mise en spectacle et de son exaltation, une réflexion qui viendrait en transformer les valeurs? Cette prolifération des signes de violence apparaît bien souvent comme un symptôme fonctionnel d’anomie ou d’inertie (sociale, culturelle, politique). On voit s’y exprimer, comme on l’entend dire parfois, un besoin né d’un rapport à la violence devenu avant tout culturel, précisément, dans des sociétés plus protégées que d’autres, tandis qu’une toute autre violence frappe ailleurs, ou ici-même, en sourdine. Quel statut et quel impact ont alors les œuvres nées dans cette conjoncture?

Le point de départ du colloque se veut un état des lieux des « états de violence » dans le monde contemporain, à soumettre à l’interprétation dans le champ croisé de plusieurs disciplines. Cet effort interprétatif veut conduire à une réflexion diachronique, mais l’éventail des instruments critiques utilisés doit aussi permettre de travailler des objets précis et de les étudier à partir d’une poétique des formes artistiques, d’une anthropologie de la culture, de la théorie critique et, bien entendu, des théories de l’imaginaire.


Contexte institutionnel

Ce colloque est le troisième d’une série d’activités portant sur le thème de la violence et de ses manifestations contemporaines. « États de violence I et II » sont organisés dans le cadre de la collaboration entre le FoReLL (Formes et Représentations en Linguistique et Littérature) de l’Université de Poitiers et l’Équipe de recherche sur l’imaginaire contemporain (ERIC LINT) de Figura et de l’UQAM. Le première rencontre a eu lieu à Poitiers en octobre 2008; la seconde se tiendra à Montréal en mai 2009. Enchâssé entre ces deux activités, un colloque virtuel, « Figures de violence », est en ligne du 1er février au 30 avril 2009, à www.figuresdeviolence.org. Pour toute information sur ce colloque en ligne, contacter Richard Bégin (richard.begin@lit.ulaval.ca).
 

Programme du colloque

Jeudi 21 mai

9h30 Président de séance : Samuel Archibald

9h30 Denis Mellier (Université de Poitiers), « Le temps long de la violence. Remarques sur la mise en forme de la violence dans quelques mondes fictionnels contemporains »

10h00 Raphaëlle Guidée (Université de Poitiers), « Les violences invisibles : littérature contemporaine et photographie (Sebald, Vollmann) »

10h30 Sylvano Santini (UQAM), « Mémoire de la violence. La « pudique concision » du cas Lortie de Pierre Lefebvre »

11h00 Pause

11h15 Gabriel Gaudette (UQAM), « Au sortir du conte de fées : l’utilisation problématique de la violence comme désacralisation du super-héros »

11h45 Bernard Perron et Guillaume Roux-Girard (Université de Montréal), « Synchronisme et action : la violence sonore du jeu vidéo d'horreur »

 

14h00 Président de séance : Jean-François Hamel

14h00 Lucie Campos (Université de Poitiers/Université de Toulouse II – Le Mirail), « Régimes de visibilité de la violence historique : Violence du visible et de l’invisible chez I. Kertesz et W.G. Sebald »

14h30 Catherine Coquio (Université de Poitiers), « Moi, le bourreau »

15h00 Pause

15h15 Nicolas Xanthos (Université du Québec à Chicoutimi), « Propriété intrinsèque ou variable contextuelle ? Généalogie de la violence dans Crash de Paul Haggis »

15h45 Jean-Philippe Gravel (UQAM), « L’ordre de la voiture. À propos de Crash de J. G. Ballard »

 

Vendredi 22 mai

9h30 Président de séance : Jean-François Chassay

9h30 Jean-Paul Engélibert (Université de Poitiers), « Le roman de la catastrophe annoncée.Violence, dépolitisation et désir de fin romanesques de la guerre froide à l'après-11 septembre »

10h00 Vicky Pelletier (Université du Québec à Montréal), « Violences de l’image chez Don DeLillo ou les chroniques de « l’âge de la terreur » »

10h30 Catherine Mavrikakis (Université de Montréal), « La fureur du ciel : représentations d’une violence archaïque dans le monde contemporain »

11h00 Pause

11h15 Annie Dulong (UQAM), « La réitération comme figure de la violence ou comment, parfois, la violence n’est pas celle que l’on croit »

11h45 Danièle Bourque, « Éblouissement 1. Faire écran »

 

14h00 Président de séance : Bertrand Gervais

14h00 Jean-François Hamel (UQAM), « Terreurs de Mallarmé. Violence, mémoire et politique dans la critique littéraire de l'après-guerre »

14h30 Véronique Campan (Université de Poitiers), « Subversions artistiques d’un état de violence contemporain : le régime de surveillance »

15h00 Pierre Popovic (Université de Montréal), «Le prince et l’éclopé : du bon usage des mutilés»

15h30 Pause

16h00 Table ronde

Modérateur : Bertrand Gervais

Richard Bégin, Jean-François Chassay, Catherine Coquio, Bertrand Gervais, Denis Mellier

 

Pour lire les résumés des communications, cliquer ici.

4 mars 2009

Appel de textes

Par Annie Dulong
Call for essays:

Memory in the Making: Mediations of 9/11 in Films, Fiction, and Comic Books

Editors: Prof. Warren Rosenberg (Wabash College), Prof. Véronique Bragard, and Christophe Dony (University of Louvain-la-Neuve)

Publisher: Mc Farland Press

Deadline for Submission of Abstract: 15st March 2009

Send abstracts to: rosenbew@wabash.edu and christophedony@yahoo.fr

Please, send to both recipients

The events of September 11th, 2001 have become the locus of powerful creative output in various artistic media. Not only have artists felt the need to share their personal non-fictional accounts of the tragedy, but they also have created intriguing post-apocalyptic images and narratives that deepen and expand upon the common stock of images from the mainstream news media. In order to establish a more comprehensive, as well as a more particularized view of these representations of traumatic events, we are looking for essays that critically discuss and carefully examine mediations of 9/11 in films, fiction, and comic books.

Possible topics for essays may include (but are not limited to):

  • 9/11 as trauma narrative
Shaping collective memory and advancing social, political and cultural agendas
  • Catastrophic scenarios and post-apocalyptic narratives: 9/11 as ghostly
  • visitation
  • The panoptic aesthetics of 9/11
  • Gendering trauma: 9/11 and the ‘war on terror’
  • Superheroes and 9/11
  • 9/11 and the quest for American cultural identity(ies)
  • 9/11 as viewed from outside the United States
This list is not meant to be comprehensive; rather, any approach that produces rigorous readings into the complexities of 9/11-related narratives will be considered.

Authors will be responsible for all necessary permissions for reprinting images from texts. Final essays should range in length from 6,000 to 8,000 words (not counting notes and Works Cited) and should follow the current edition of the MLA Style Manual.
12 février 2009

Une caricature de Matt Buck

Par Gabriel Gaudette

En octobre 2008, le caricaturiste britannique Matt Buck (qui signe ses illustrations sous le nom de Hack) a publié dans le quotidien Tribune une caricature faisant usage de nombreux motifs du 11 septembre (vous pouvez voir l’illustration en cliquant ici). Les deux tours, le falling man et les colonnes de fumée sont évidemment employés pour rappeler les attaques terroristes, mais se substituent aux débris s’écoulant des tours des signes de dollars et de livres Sterling, faisant ainsi un parallèle entre les événements du 11 septembre et la crise économique qui sévit actuellement.

 La publication de cette caricature ne semble pas avoir déclenché un tollé. Dans le passé, il est arrivé qu’un artiste soit vertement critiqué pour avoir employé l’image des tours disparues. En 2002, Mike Marland a dû détruire publiquement un dessin (où le président Bush était représenté aux commandes d’un avion, le BUSH BUDGET, volant en direction des deux tours, identifiées comme « SOCIAL SECURITY) après que de nombreuses lettres de protestation soient parvenues au bureau du journal. S’il a par la suite redessiné son image et a jugé abusif le traitement qui lui a été réservé lors de sa première parution en 2002, il n’en reste pas moins qu’un malaise a été ressenti chez les caricaturistes autour de cet incident, et que très peu d’entre eux ont osé utiliser les deux tours dans leurs illustrations.

 Il est possible qu’assez de temps ait passé depuis les attentats pour que la vue d’images rappelant la tragédie ne choque plus les sensibilités. Il y aurait peut-être matière à s’offusquer de la caricature de Hack. La crise économique mondiale affecte la vie de millions de gens, mais c’est une catastrophe qui s’est déclenchée à la suite d’une longue série de choix douteux faits par les banques mondiales. En contrepartie, les événements du 11 septembre ont été le fait de quelques individus organisés et ont entraîné la mort de milliers de personnes. Vouloir établir un rapprochement entre ces deux événements est peut-être malhabile, mais le choix d’utiliser le 11 septembre et ses motifs pour illustrer la débandade des marchés boursiers et de l’économie mondiale est un signe de plus que la représentation du 11 septembre s’impose dorénavant à notre imaginaire lorsque vient le temps de présenter la catastrophe.

12 février 2009

Figures de violence

Par Annie Dulong

Le colloque en ligne Figures de violence se tient du 1er février 2009 au 30 avril 2009. Il est organisé par Richard Bégin (Université Laval), Bertrand Gervais (UQAM), Bernard Perron (Université Laval) et Lucie Roy (Université Laval).

Au cours de ce colloque bilingue, 11 conférences seront ainsi mises en ligne. Vous êtes invités à réagir à ces conférences en vous rendant sur le site web du colloque. 

Programmation :

Richard Bégin, Happy Slapping : Du malaise des images à la figuration de la violence

Daniel Bougnoux, L’Homéopathie du Trauma

Bernard Dagenais, Pourquoi les médias aiment-ils tant la violence?

Carolina Ferrer, Le dictateur et la littérature hispano-américaine : balisage d’une zone dangereuse

Émilie Houssa, Violence d’une mémoire occultée

Marie-Hélène Larochelle, Violence et confession. Les combats de Grisélidis Réal

Todd McGowan, A Violent Ethics : Mediation and the Death Drive

Stephen Price, The Imaginary World of Media Violence

Lucie Roy, Fictionnalisation et historicisation ou le paradoxe de la violence (im)matérielle

Licia Soares de Souza, Les labyrinthes de la nouvelle violence urbaine dans les romans québécois et brésiliens

Lucille Toth-Colombié, Journal Télévisé ou infotainment?

4 février 2009

Désintox: le 11 septembre. Dossier spécial de Rue89

Par Annie Dulong

Le webmagazine Rue89 vient de mettre en ligne Désintox: le 11 septembre, un dossier sur les théories du complot. Le dossier, réalisé par les étudiants du Centre de formation des journalistes de Paris, étudie les différents aspects des théories du complot afin de découvrir la vérité. Les journalistes se penchent à la fois sur les origines de ces théories et sur les preuves de leur véracité ou de leur fausseté. 

 

À lire.  

27 janvier 2009

Mort de John Updike

Par Annie Dulong

John Updike, l'auteur américain, gagnant du Prix Pullitzer pour Rabbit A Rest, est décédé le 27 janvier 2009, à l'âge de 76 ans. Au cours de sa longue carrière, commencée dans les années 50, il a publié 50 titres, des nouvelles, des romans et des essais.

En 2006, il a publié Terrorist, un roman traitant de l'après 11 septembre, et son dernier recueil de nouvelles, My Father's Tears and other stories, explorant l'Amérique de la Grande Dépression aux attentats du 11 septembre paraîtra en juin 2009.

 

Pour lire l'article du New York Times résumant la carrière et l'œuvre de Updike, cliquer ici
13 janvier 2009

Le magicien de Kaboul, documentaire

Par Annie Dulong

Le documentaire Le magicien de Kaboul de Philippe Baylaucq prend l'affiche à Montréal. Ce documentaire retrace le parcours de Haruhito Shiratori dont le fils Atsushi est mort dans les attentats du 11 septembre 2001. "En mémoire d'Atsushi, qui travaillait au 104e étage de la tour nord le 11 septembre 2001, son père Haruhiro Shiratori veut construire à Kaboul un centre éducatif avec des espaces verts" (http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2008/11/07/001-magicie...).

Le documentaire, qui, par son personnage central, fait le pont entre la seconde Guerre mondiale et les attentats du 11 septembre, se veut une réflexion sur la problématique de l'aide internationale.

Pour lire l'article paru sur le site web de Radio-Canada, cliquer ici.

Le documentaire prend l'affiche à Montréal au Cinéma Parallèle le 16 janvier 2009, et au Cinéma Le Clap à Québec le 23 janvier 2009.

27 novembre 2008

Conférence d'Annie Dulong

Par Annie Dulong

La stagiaire postdoctorale Annie Dulong donnera une conférence intitulée "Words written in dust: Percer la façade brillante des tours". 

La conférence, présentée dans le cadre du cours Approches du travail créateur, aura lieu le mercredi 3 décembre 2009, au local J-4935, à 18h. 

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