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Annonce de colloque, d'exposition, de publication.
12 février 2010

Photographies inédites : nouvelles images aériennes du 11 septembre

Par Jean-François L...

En vertu du Freedom of Information Act, le réseau ABC est parvenu à mettre la main sur près de 3000 photographies inédites prises le matin du 11 septembre 2001. Il s'agit d'images aériennes de la pointe de l'île de Manhattan prises par Greg Semendinger, un ancien détective du NYPD. Monté à bord de l'un des seuls hélicoptères à avoir reçu l'autorisation de vol, il avait pour mission d'évacuer les éventuels occupants des tours qui auraient réussi à parvenir sur le toit. Il en a profité pour capturer sur pellicule des images qu'il avait peine à croire réelles et qui encore aujourd'hui n'ont rien perdu de leur force évocatrice. De ces nombreux clichés, une douzaine a été sélectionnée par ABC pour être diffusée à grande échelle sur Internet.

La nouvelle ici, les photos ici.

26 janvier 2010

Colloque Regards croisés sur le 11 septembre / Perspectives on 9/11

Par Jean-François L...

Le Laboratoire d'Études et de Recherche sur le Monde Anglophone (LERMA) de l'Université de Provence, en collaboration avec l'Équipe de Recherche sur l'Imaginaire Contemporain (Eric Lint), organise un colloque qui aura lieu les 15 et 16 octobre 2010 à Aix-en-Provence

Ce symposium portera sur le 11 septembre et son impact aux Etats-Unis, en privilégiant deux orientations : d’une part, la dérive des institutions sur le plan politique ; d’autre part, les enjeux et les défis de la représentation artistique.

1. Politique : dérives institutionnelles
L’effondrement des tours jumelles à Manhattan met un brusque coup d’arrêt à l’atonie d’un mandat présidentiel entamé dans le doute, suite à une élection fortement controversée. D’emblée, le statut du président se modifie. Quasiment absent de la scène politique, il en devient le centre et s’attache à imposer de lui-même une image de Sauveur. Cette soudaine évolution n’est pas, dans un premier temps, de nature à inquiéter commentateurs et citoyens. La prérogative présidentielle s’exerce dans les moments de tension extrême et sa mise en œuvre est en parfaite concordance avec une lecture lockéenne de la Constitution américaine. Dès lors que la sécurité du peuple est en jeu, il appartient au titulaire du pouvoir exécutif de transgresser les normes formelles inscrites dans la loi fondamentale pour assurer le bien public. Le consensus observé au lendemain de l’attaque s’inscrit donc dans la logique d’un schéma institutionnel inauguré par les Fondateurs et sanctionné par l’histoire de la nation. Drapé de son uniforme de commandant en chef des forces armées, George W. Bush voit sa cote de popularité grimper vertigineusement, et une simple résolution, approuvée massivement par les deux assemblées, lui permet d’engager ses troupes contre les bases d’Al Qaida en Afghanistan. La guerre contre le terrorisme étendue à l’Irak, selon des modalités très équivoques, accroîtra encore davantage la marge de manœuvre de l’hôte de la Maison Blanche. La présidence deviendra impériale ; la dérive constatée se fera au détriment des deux autres pôles du pouvoir et érodera les droits individuels des citoyens américains. La spécificité de l’ennemi terroriste permet de définir un nouveau statut, celui de « combattant illégal », qui vide de leur substance les accords de Genève sur les prisonniers de guerre. Des ressortissants américains se voient déniés les garanties inscrites dans le huitième amendement (habeas corpus, jury populaire), ce qui ouvre grand les portes du centre de détention de Guantanamo. La pratique de la torture s’inscrit dans une dérive populiste dont certains proches du président se font écho dans les médias (John Yoo par exemple.) Le Patriot Act instaure de nouvelles pratiques censées protéger le peuple américain et qui, de fait, sont des instruments d’espionnage et de manipulation. Le colloque sera une invitation à débattre de ces problématiques liées à la dérive inquiétante de la branche exécutive. Nous donnons une liste non exhaustive des questions qui pourront être abordées :

  • Spécificité de cette dérive de la présidence, à l’aune d’autres crises vécues au cours de l’histoire américaine (Guerre de Sécession, Pearl Harbor etc.)
  • Causes et étendue de l’adhésion populaire et médiatique à la politique de l’administration dans la période suivant immédiatement les attentats.
  • Apparition progressive d’une opposition, formes prises par cette vague de questionnements.
  • Réaction des différents pouvoirs institutionnels (Congrès, Cour Suprême) ainsi que des médias.
  • Rôle joué par les lobbies dans la dérive institutionnelle et sa remise en cause.
  • Attitude des grands partis face à l’activisme présidentiel.
  • Conséquences possibles de cette crise sur l’évolution future des institutions américaines.


2. Représentations du 11 septembre : enjeux éthiques, défis esthétiques

Si, comme l’écrit Jay Parini dans son poème « After the Terror », « Everything has changed, though nothing has », quels sont les défis posés par l’attentat du World Trade Center en termes de témoignage et de mémoire, de traumatisme personnel et collectif, de représentations historiques et fictionnelles, et plus généralement de récits figuratifs et interprétatifs ?

Ce furent d’abord des poèmes, souvent intimes, puis des pièces de théâtre, alors que romanciers et cinéastes restèrent plusieurs années en suspens. Le protagoniste du roman de Ian McEwan, Saturday, s’interroge ainsi : « The times are strange enough. Why make things up ? » La fiction est-elle confrontée depuis le 11 septembre à une nouvelle ère.  Le désastre peut-il être transfiguré en art, arrachant à la terreur de la jouissance ? Quelles peuvent être les fonctions de l’art dans un tel contexte ? L’art comme témoignage de l’expérience brute ; l’art comme forme de deuil et de guérison ; l’art comme moyen de donner un sens à la réalité ; l’art comme résistance ou comme collaboration aux discours politiques de la période ; l’art comme véhicule d’accès à l’émotion ou à la vision tragique ; l’art comme performance, répétant ou transcendant le traumatisme originel ; l’art comme vigie morale, veillant sur « the fellowship of the dead » (DeLillo)… ?

Le roman du 11 septembre ou de l’après 11 septembre est-il un « nouveau genre » ? Si oui, comment le définir, et en quoi consiste-t-il ? Le 11 septembre figure déjà comme toile de fond, cadre, sujet, procédé narratif, ambiance culturelle, esprit du temps, dénouement… dans de nombreuses productions de la décennie. Si, comme le fait remarquer le romancier Philip Beard, il est impossible d’ignorer « the ultimate elephant sitting in the middle of the room », peut-on dire que toute la littérature de l’après 11 septembre traite du 11 septembre, ou de la trace de l’événement, condamnée en quelque sorte à le confronter, que ce soit frontalement ou figurativement, in presentia ou in abstentia ?

Quelles formes prendra le « contre-récit » qu’appelle DeLillo pour contrer les ruines que le 11 septembre a laissées dans son sillage ? Dans un monde ébranlé, privé des consolations modernistes comme des ironies postmodernistes, quelles pourront être les métamorphoses de la littérature pour assurer sa survie ? L’ère du roman est-elle passée, comme le prétend V.S. Naipaul ? La nouvelle est-elle plus apte que le roman à rendre « la nature hallucinatoire » de l’événement, comme l’affirme Joyce Carol Oates ? Ou est-ce le roman graphique, la bande dessinée, la photographie ou le cinéma qui sont les mieux à même d’aborder l’événement dans son instabilité et de répondre au défi de l’innommable ? La fiction est-elle en mesure de rivaliser avec le pouvoir des images documentaires, ou celui de visions créatrices telle la mémorable couverture noire du New Yorker signée Art Spiegelman ? Ou est-ce le reportage non littéraire qui, s’étant approprié le territoire et les outils de la fiction, peut rendre à la vérité son dû, selon des modalités encore inaccessibles à la fiction ?

Les dilemmes posés par le 11 septembre incluent non seulement la difficulté/l’impossibilité de présenter ce qui ne peut l’être, mais le défi moral lié à l’élaboration de récits commensurables à l’événement, sans exploitation, trahison ou falsification. Se posent des problèmes de propriété, d’appropriation, de légitimité, de voyeurisme et de censure, tout comme de tensions entre présentations directes, frontales, littérales, qui mettent en cause l’obscénité de la monstration, et recréations plus obliques, indirectes, figuratives et symboliques. Dans ce contexte, quelles perspectives théoriques, notamment postcoloniales, peuvent aider à rendre compte des processus plus larges mis en jeu dans ce nouveau défi esthétique ? Entre continuité et rupture, quelle sera la marge d’évolution du récit ? Etant donné que la singularité la plus remarquable de l’événement tient à sa nature spectaculaire, les limites inhérentes au langage trouveront-elles une forme de dépassement dans les témoignages visuels ou d’autres interprétations artistiques de ce désastre ?

Le colloque sera l’occasion de réfléchir aux différents aspects de la relation entre éthique et esthétique autour de la question de la (re)présentation et de la recréation des événements du 11 septembre et de leur impact.

Les communications pourront se faire en anglais ou en français (25 minutes maximum, afin de laisser une marge pour questions et discussion).
Propositions : il conviendra d’adresser à Gérard Hugues (gerard.hugues@wanadoo.fr) pour le volet 1, ou à Sylvie Mathé (sylvie.mathe@univ-provence.fr) pour le volet 2, un résumé de moins d’une page, en dégageant les mots clés, accompagné d’un bref CV, d’ici le 15 mars 2010.

Comité scientifique : 

Gérard Hughes (LERMA)

Sylvie Mathé (LERMA)

Richard Phelan (LERMA)

Sophie Vallas (LERMA)

Annie Dulong (ERIC LINT)

Bertrand Gervais (ERIC LINT)

 

Appel à communications

 

30 novembre 2009

Nouveau regard sur la journée du 11 septembre 2001 : 573 000 messages textes divulgués

Par Jean-François L...

Wikileaks, un site crédible de « whistleblowing » dédié à offrir mondialement un espace réputé incensurable, a annoncé avoir en sa possession une grande quantité de messages texte interceptés sur une période de 24 heures entre 3h a.m. le 11 septembre 2001 et 3h a.m. le lendemain. La source à l’origine de ces enregistrements n’a pas été révélée, mais les messages proviennent du secteur privé ainsi que de membres de diverses agences gouvernementales telles que le Pentagon, le FBI, le FEMA (Federal Emergency Management Agency) et le département de police de New York.

Le procédé utilisé par Wikileaks pour divulguer cette information est lui-même hors de l’ordinaire : le site a choisi de reproduire en temps réel, dans l’ordre chronologique d’émission, chacun des messages. La première ligne de texte a donc été émise à 3h a.m. le 25 novembre dernier, et là dernière à 3h a.m. le 26.

Cette remise en scène a permis d’envisager l’événement sous une perspective inédite. La quantité d’information est colossale et les analystes de tous azimuts auront beaucoup à se mettre sous la dent. Par contre, les conspirationnistes auront du mal à reprendre à leur compte cette fuite d’information, puisque son effet principal est de mettre en relief la confusion des communications et à souligner l’inefficacité de la réponse gouvernementale plutôt que de fournir la preuve de la présence d’une intention malveillante.

Le site de Wikileaks ici

Articles de presse ici et ici.

23 novembre 2009

La métaphore plus vraie que la réalité

Par Jean-François L...

L'auteur japonais Haruki Murakami, dont les livres sont traduits et lus dans le monde entier, déclarait récemment en entrevue qu'il avait le sentiment que les événements du 11 septembre n'appartenaient pas vraiment au monde réel : « To me, 9/11 does not feel like an incident that took place in the real world. Somewhere, there must be a world in which this didn't happen ».

Selon lui, les gens commencent à réaliser que les choses irréelles sont souvent plus tangibles que la réalité même et que les métaphores décrivant le monde post-Guerre froide peuvent être plus puissantes que n'importe quel récit réaliste. Son plus récent livre, 1Q84, dont la traduction anglaise se fait impatiemment attendre, aurait été inspiré par les cultes religieux dont certains adeptes glissent parfois jusqu'à commettre des actes tels que les attentats du 11 septembre 2001 ou l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995.

Source : http://www.reuters.com/article/lifestyleMolt/idUSTRE5AM0F520091123?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
16 novembre 2009

Charlie Sheen pose des questions et ne reçoit pas de réponses

Par Jean-François L...

En mars 2006, en direct à l’émission télévisée Jimmy Kemmel Live!, Charlie Sheen déclarait publiquement éprouver des doutes envers la version officielle des événements du 11 septembre 2001 telle que présentée dans le Rapport final de la Commission nationale (la vidéo ici, la nouvelle ici et ici).

L’acteur est revenu à la charge le 8 septembre dernier : avec la collaboration de l’animateur-radio Alex Jones et de ses deux sites Web de nouvelles alternatives Infowars.com et  Planetprison.com, il a publié une lettre adressée au président des États-Unis. Il s’agit d’une entrevue fictive entre Sheen et Obama où l’acteur fait état de plusieurs questions ayant été soulevées par des experts de tout acabit concernant certains points obscurs du Rapport, de même que des déclarations publiques troublantes de personnalités appartenant au FBI ou à l’administration Bush (le texte ici). Le lendemain, il mettait en ligne une vidéo visant à complémenter la lettre et accordait une entrevue en direct à l’émission d’Alex Jones (la vidéo et le podcast ici).

 L’intervention de Sheen a provoqué de nombreuses réactions sur le Web : si plusieurs l’ont décrié, une quantité d’internautes ont manifesté leurs appuis envers la démarche de l’acteur. Plus important encore, les médias officiels d’informations n’ont portés aucune attention aux questions soulevées par Sheen, se sont attaqués à sa réputation et ont trafiqué son discours (la nouvelle ici).

 Afin de relancer le débat et de dénoncer la presse qu’il qualifie de « hopeless lap-dogs », il a lancé récemment un concours, toujours en collaboration avec Alex Jones : 14 000$ allaient être remis au participant présentant la meilleure adaptation vidéo de la lettre au président. Le concours se terminait le 15 novembre (voir les contributions ici).

9 novembre 2009

Un mémorial inusité entre en fonction

Par Jean-François L...

Le 7 novembre 2009, le U.S.S. New York est entré dans le port de New York pour la cérémonie de commissionnement. La poutre d'étrave du plus récent navire de guerre de la flotte américaine a été façonnée à partir de 7 tonnes et demi d'acier récupéré des décombres du World Trade Center. Le commissionnement marque officiellement l'entrée en fonction du bâtiment qui servira activement dans la guerre au terrorisme.

Le 2 novembre, le navire a porté hommage aux victimes des attentats devant le site de Ground Zero en exécutant le "21-gun salute", un hommage habituellement réservé au président et aux chefs d'États étrangers.

La cérémonie du 7 novembre a été l'occasion d'une démonstration nationale de patriotisme, de discours, de performances musicales et de célébrations diverses. La nature guerrière du mémorial ne semble pas poser problème aux Américains. Au contraire, elle suscite plutôt leur fierté, du moins dans les médias, et donne lieu à des affirmations antinomiques typiques du discours patriotique telles que : "I really like the idea of people going out and avenging what happened to us and protecting us so that it should never happen again, because the pain that we went through, we want no one, no other family to have to go through it." (source, page consultée le 09/11/2009)

La page du LMP ici.

La page officielle du U.S.S. New York ici.

La nouvelle de CNN ici.

13 octobre 2009

Légende urbaine? Un groupe d'artistes austro-allemands aurait percé le dispositif de sécurité du World Trade Center

Par Jean-François L...

Il s'agissait jusqu'alors d'une légende urbaine : un groupe de quatre artistes appartenant au collectif austro-allemand Gelatin aurait loué un bureau au 91e étage du World Trade Center pour y réaliser une installation éphémère hors de l'ordinaire. Un dimanche matin en mars 2000, ils auraient retiré la fenêtre du local, installé un balcon à plus de 300 mètres de hauteur, et s'y seraient avancés à tour de rôle alors qu'un hélicoptère prenait des photographies aériennes de l'exploit (tout à fait illégal). Seul un livre publié à faible tirage permettrait de croire qu'il ne s'agit pas d'une pure invention. (L'article du New York Times du 18 août 2001 ici, la fiche du livre ici.)

Jonathan Elinoff, l'auteur d'un site Internet dénonçant divers complot au sein du gouvernement américain, prétend avoir trouvé des preuves démontrant que la rumeur est non seulement fondée, mais également que suite aux événements du 11 septembre 2001, les quatre artistes auraient été arrêtés et détenus en raison de liens soupçonnés avec les services secrets israéliens. (La nouvelle ici, le site Internet ici.)

28 septembre 2009

Mathieu Kassovitz fustigé pour avoir douté de la "version officielle" du 11 septembre

Par Jean-François L...

Le cinéaste et acteur français Mathieu Kassovitz met en doute la version officielle des attentats terroristes du 11 septembre. Le 15 septembre derner, dans le cadre d’une entrevue télévisée à l’émission Ce soir ou jamais animée par Frédéric Taddeï, Kassovitz a dû se prononcer directement sur la question « Peut-on contester ce que l’on dit du 11 septembre ? » Selon lui, sans qu’il faille automatiquement recourir à la théorie du complot, il ne fait aucun doute que les divers rapports s’appuyant sur les témoignages d’ingénieurs, de chimistes et d’analystes ne servent qu’à dissimuler en tout ou en partie la vérité sur les attentats. Il établit même un lien entre la propagande nazie et la façon dont toute contestation est évincée du discours médiatique français : « La montée de Hitler et du nazisme, c'est l'invention d'un système de communication extrêmement bien huilé. Toutes ces choses, on l'a déjà vécu. Goebbels a dit " Plus le mensonge est gros, plus il passe" . » L’article du Libération.fr et l’extrait de l’émission ici.

Les réactions aux affirmations de Kassovitz ont été presque immédiates, nombreuses et extrêmement polarisées. Plusieurs l’ont attaqué directement (ici et ici) alors que d’autres se sont portés à sa défense (ici et ici). C’est toutefois un texte de Renaud Revel paru dans l’Express du lendemain (ici) ainsi qu’un autre paru sur le site Internet JDD (article retiré de la circulation) qui ont poussé Kassovitz à déposer une plainte officielle pour diffamation publique (l'article de l’AFP ici).

 

3 septembre 2009

Une publicité choque

Par Annie Dulong

À quelques jours du huitième anniversaire des attentats sur le World Trade Center, une publicité conçue par l'agence brésilienne DBB fait surface et choque. Dénonçant le réchauffement climatique et ses effets, la publicité déclare que le "tsunami a tué cent fois plus de personnes que les attentats sur le World Trade Center". Elle montre la pointe de l'île de Manhattan et les tours assaillies par des avions venant de toutes les directions. Présentée comme une publicité du WWF, elle a été démentie et rejetée par l'organisme. Il est également à noter qu'elle a été primée comme étant la meilleure au concours de publicités de l'organisme américain One Club. 

Il existe également une version animée... Cliquez ici pour la voir.

Pour lire l'article de La Presse, cliquez ici.

Pour lire certains commentaires, cliquez iciici ou ici.

2 août 2009

L'architecture après le 11 septembre: entre paranoïa et vision

Par Annie Dulong
Le New York Times questionne, dans un article du 27 juillet 2009, la décision de la Custom and Border Agency de démanteler une partie du plus récent poste de contrôle frontalier, à Massena (New York). Inauguré en juin 2009, l'édifice comprenait les mots UNITED STATES en lettres jaunes de 21 pieds, et ce sont ces lettres qui posent problème selon les autorités. Elles craignent qu'elles ne constituent une cible parfaite pour des terroristes et qu'elles mettent en danger la sécurité des employés du poste frontalier. Pour Nicolai Ouroussoff, le journaliste du Times, cette décision, un mois à peine après l'ouverture du poste, est un exemple "of how the lingering trauma of 9/11 can make it difficult for government bureaucracies to make rational decisions. It reflects a tendency to focus on worst-case scenarios to the exclusion of common sense, as well as a fundamental misreading of the sign and the message it conveys." L'article est disponible en ligne à l'adresse: http://www.nytimes.com/2009/07/27/arts/design/27border.html?_r=1&ref=design
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