« Si tu crois que Dieu existe alors ton crime sera un crime métaphysique qui plongera Dieu lui-même, incréé et incorporel, dans une immense contradiction, une crise d’où ni toi ni lui ne sortirez grandis, ni vaincus ni victorieux. Si tu ne crois pas alors tout sera réglé. Ce ne sera qu’un crime de masse de plus, il y en a tous les jours, dans toutes les parties du vaste monde. La différence avec le tien, c’est qu’on en parlera, on ne cessera jamais d’en parler, et puis un jour, la mémoire humaine est ainsi, on oubliera. » (p.57)