« C’est à cet instant précis qu’il identifie la cause de son vague sentiment de honte ou de gêne : sa tendance à croire que le monde ne sera plus jamais comme avant, que des rues inoffensives comme celle-ci et la tolérance qu’elles incarnent ne peuvent être anéanties par le nouvel ennemi — organisé, tentaculaire, haineux et déterminé. […] Le monde n’a pas fondamentalement changé. Parler d’un siècle de crise est excessif. »

Ian McEwan, Samedi, p.105.