Comptes-rendus

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18 février 2008

Virtual Real-Estate: Squatting Domains

Par Paule Mackrous
Ressource bibliographique: 

Pour ce projet, l'artiste a expérimenté autour de l'imaginaire du 11 septembre en créant plusieurs sites web sur lesquels il ne pouvait y avoir qu'un système d'information (image, vidéo ou animation). Ces petits projets (Slimballs, HappyHouseWife, Nine-One-One, In the Air et Trash Bag) sont présentés dans un mode "plein écran", simulant l'écran de la télévision. Chacun des sites offre un contenu différent. Sur l'un d'entre eux, on retrouve les images médiatiques de l'effondrement des tours du World Trade Center alors qu'un autre montre George W. Bush levant le doigt du milieu vers la caméra. Les œuvres sont présentées en loupe. Alors que certaines images peuvent sembler anodines — un site montre un drapeau américain flottant au vent dans un mouvement continu— , le titre du site (dans ce cas-ci Trash Bag) est souvent dérisoire ou cynique, jouant ainsi un grand rôle dans l'interprétation de l'œuvre. Les sites ont été enregistrés comme "sans contenu", c'est-à-dire que les œuvres pouvaient disparaître à tout moment, dans la mesure où n'importe qui pouvait s'approprier le site pour un autre usage.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.