Comptes-rendus

16 octobre 2012

Old Men in Love. John Tunnock's Posthumous Papers

Par Gabriel Gaudette

Fidèle à son habitude, l'écrivain Alasdair Gray créé un roman avec une structure narrative téléscopique fondée sur la stratégie du faux document, où un directeur d'école à la retraite, John Tunnock, est retrouvé mort à son domicile dans des circonstances nébuleuses. L'enquête de la police ne produit pas de conclusions définitives. La plus proche héritière de Tunnock est une femme d'affaire américaine, qui n'a que peu de cas à faire de l'héritage qui lui revient. Elle découvre au logis de son lointain cousin une série de manuscrits, autant de romans inachevés et d'extraits de journal intime. Elle engage l'écrivain écossais Alasdair Gray afin qu'il mette de l'ordre dans ces documents en vue de publication. Le résultat est Old Men in Love, assemblage de ces projets de livres successivement avortés et laissés incomplets, intercalés par des extraits de la vie personnelle de Tunnock, où on découvre qu'il recueillait à son domicile des jeunes femmes entretenant des liens troubles avec des membres du monde interlope.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.