Comptes-rendus

13 février 2014

Terrorist

Par Miguelina Kroeh
Ressource bibliographique: 

Ahmad fréquente une polyvalente américaine au New Jersey. C'est sa dernière année du secondaire. Il est intelligent, mais ne s'applique plus dans ses travaux. Il est convoqué en entretien avec le conseiller pédagogique, Jack Levy, pour faire le point sur son avenir. Ahmad considère que l'université, comme c'est déjà le cas au secondaire, nuira à son éducation. Les professeurs sont impurs et leurs idées, corrompues. Il préfère devenir camionneur. Sa vie se centre de plus en plus sur la religion musulmane. Son imam, Shaik Rashid, lui apprend l'arabe. Il lui propose du travail en tant que camionneur dans une petite entreprise de meubles que gèrent ses amis libanais. Ahmad accepte. Il fait la connaissance de Charlie, un employé typiquement américain. Lorsqu'il livre un meuble chez une famille Shia, Ahmad se rend compte que le pouf en question est rempli d'argent. Ahmad comprend alors qu'il participe à un réseau djihadiste. On lui parle du coup qui se prépare en vue de souligner l'anniversaire des attentats terroristes sur le World Trade Center. Il est convenu qu'Ahmad conduira le camion chargé d'explosifs et le détonnera dans le tunnel Lincoln. Lundi matin, Ahmad se prépare.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.