Comptes-rendus

31 octobre 2008

Compter jusqu’à cent

Par Neli Dobreva
Ressource bibliographique: 

New York : une cafétéria comme les autres. Deux filles : un papillon s’envole du sac de l’une d’entre elles et elle se rencontrent. Une rencontre ? Non ! Une rencontre imaginaire… Anaïs marche, elle parcourt la distance entre la station centrale de Montréal et une cafétéria à New York. Elle y est, depuis dix ans, depuis toujours, depuis que c’est arrivé. Elle a 19 ans.La protagoniste, une jeune femme qui passe du « je » de la narratrice au personnage incarné du récit, Anaïs, erre dans un espace atemporel. C’est un va-et-vient entre le « je » et les autres, et entre Montréal et New York. Ou plutôt Nous York, comme dans son souvenir d’enfance, quand elle avait sa maman et son papa. Le récit se poursuit ainsi, fusion de la réalité et du monde imaginaire de la narratrice. Les attentats du 11 septembre 2001 interviennent, comme pour interrompre, terminer et modifier l’histoire du personnage. Le 11 septembre 2001 surgit comme une nouvelle naissance, une blessure, un cri, hors champs et sans langue. Aucune langue maternelle, ni le français ni l’anglais, ne peut exprimer cette douleur.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.