Comptes-rendus

2 juillet 2009

Constat d'accident et autres textes

Par Jean-François L...
Ressource bibliographique: 

Cette œuvre de Paul Auster, parue chez Actes Sud en 2003 dans sa traduction française , n'est pas un recueil de nouvelles, mais bien une collection de quinze textes d'époque et de genres variés. Le lien de cohérence unissant ces textes n'est pas évident à la première lecture. La nouvelle éponyme du recueil traite de l'un des thèmes chers à Auster : l'influence des coïncidences sur le cours de notre vie. Comme toujours dans la fiction d'Auster, la ville de New York est omniprésente, presque un personnage à part entière. Elle est d'ailleurs le sujet du premier texte du recueil, « Réponse à une question du New York Magazine ». Ailleurs, sa vision de la métropole est toujours positive et optimiste, comme dans le bref essai « Gotham Handbook » où il donne quatre conseils à son amie S. C. (l'artiste Sophie Calle) pour embellir sa vie à New York (sourire, parler à des inconnus, donner aux mendiants et aux sans-abris, adopter un lieu), ou dans « Réflexions sur une caisse en carton » où il déplore la gestion musclée de l'administration Giuliani (qu'il ne nomme pas) concernant la question des sans-abris.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.