Comptes-rendus

27 août 2008

La capture du sombre

Par Julie Bramond
Ressource bibliographique: 

Anne, une éditrice à la retraite, profite de l’invitation de Tatiana Beaujeu Lehmann dans son château en Suisse, pour entreprendre l’écriture d’un roman dans une langue qui n’est pas la sienne. Au gré de ses pensées, Anne nous fait partager ses angoisses, ses envies, ses doutes à travers des rêveries éveillées dans lesquelles nous rencontrons ses personnages : June, Kim, Charles et Laure. Tout d’abord clairement séparé du récit principal, le récit de leurs vies respectives rencontre celui d’Anne pour enfin y prendre une place réelle. C’est alors que les vies de Laure, l’avocate qui prend soin de sa mère, June, passionnée de cinéma qui doit dire adieu à Kim partant pour l’archipel de Svalbard, et Charles, sculpteur sur bois, viennent s’immiscer dans la vie d’Anne qui ne sait plus qui elle est : « Qu’est ce qui me fait croire dans la tête que je suis quelqu’un d’autre qui ne peut pas vraiment me ressembler ou peut-être le contraire […] » (p.78).

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.