Comptes-rendus

Le jour de mon retour sur terre.png
5 juillet 2007

Le jour de mon retour sur terre

Par Patrick Tillard
Ressource bibliographique: 
Choc de l’explosion, cendres et effondrement des tours: un homme surgit du brouillard de cendres, comme dans un film. Le monde quotidien s’est effondré, le traumatisme est total. L’homme ne rentrera pas chez lui, il ne se rend pas à son travail. Il laisse sa femme et ses enfants en arrière, dans une vie autre, et rejoint la masse des sans-abris au coeur de la Ville sans nom. Dans ce pays mythifié, le Président est le seul lien unificateur après les attentats et ses discours, même décortiqués comme de la propagande, tentent de rassembler ce qui peut encore l’être de la population blessée. Dans sa détresse, l’homme marche, dort dans le parc, mange ce qu’il trouve dans les poubelles alors qu’une limousine blanche, lumineuse, longue le croise dans les rues de la Ville à plusieurs reprises. Jusqu’à la rencontre avec une femme dans la même situation que lui. C’est le jour de Noël suivant que se situe « le jour de son retour sur terre ». De l’amour de l’homme et de la femme, Adam et Ève post-apocalypse, naîtra un enfant, offert à l’occupante de la limousine.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.