Comptes-rendus

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16 mars 2008

Chicago

Par Daniel Grenier
Ressource bibliographique: 

Chicago, second roman traduit en français d'Alaa el Aswany, raconte l'histoire de plusieurs personnages au cours d'une année dans la "ville des vents", quelques temps après les attentats du 11 septembre. À travers le regard d'une quinzaine de personnages, tous liés de près ou de loin à la faculté de médecine de l'Université de l'Illinois, l'auteur recrée une microsociété dans laquelle il fait entrer en contact les différents points de vue et les différentes visions du monde. Chicago est avant tout un roman d'opinions en confrontations, où les pensées personnelles sont mises à rude épreuve lors des interactions humaines. Les dialogues sont fréquents, mais le dialogue entre les cultures est difficile, bloqué par les préjugés et la mauvaise foi. L'Amérique est ici présentée à la fois comme une terre d'accueil et un obstacle à surmonter. Chaque tranche de vie est racontée en alternance, ce qui forme un kaléidoscope d'idées, de passions et de déchirements. Deux communautés se font face et tentent de s'apprivoiser: les Égyptiens, pour la plupart étudiants boursiers, et les Américains qui sont leurs guides, leurs professeurs ou leurs concurrents.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.