Comptes-rendus

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30 août 2008

The Kite Runner

Par Jean-François L...
Ressource bibliographique: 

Avec The Kite Runner, Khaled Hosseini tisse un roman d'initiation puisant sa force dans l'histoire tragique de l'Afghanistan. On y suit les traces d'Amir, émigré aux États-Unis, dont le parcours en boucle le ramène presque malgré lui dans la ville de son enfance. Il devra y affronter les fantômes de son passé, et peut-être parvenir à percer le sens des paroles de son ami Rahim Khan : « There is a way to be good again. »

 

Inséparables depuis la naissance, Amir et Hassan ont grandi comme des frères. Le père d'Amir les traite en égaux, même si Hassan est le fils d'Ali, le serviteur de la famille. Un fossé pourtant sépare les enfants, qui dans le contexte de l'Afghanistan des années 1970 pourrait aussi bien être un abysse : Hassan est un Hazara, une caste de rang inférieur soumise aux Pashtuns. Hassan est néanmoins habile, fort et courageux, des qualités qu'aimerait bien posséder Amir pour gagner l'estime de son père Baba. L'ombre de la mère morte en couche s'interpose entre les deux et, face à l'admiration sans borne de son fils, Baba ne parvient qu'à manifester un vague mépris.

 

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.