Comptes-rendus

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21 août 2007

Lendemains de terreur

Par Patrick Tillard
Ressource bibliographique: 
L’action se passe un an après le 11 septembre. Un homme, Peter Shevlin, a tout perdu, femme et enfants, dans les attentats. Pour lui la ville de New York est responsable de cette immense perte et donc coupable. Il faut la punir. Commencent une série de meurtres inexpliqués. Un écrivain moyen se trouve impliqué dans les meurtres, puis accusé de l’un d’eux. De nombreux personnages gravitent autour de l’entropie provoquée par les meurtres, eux-mêmes continuation des attentats du 11 septembre, meurtres qui frappent de façon presque aléatoire certains quartiers de New York. Victime d’une quête sans espoir, le meurtrier est assez rapidement identifié et, l’apprenant, se terre sur un bateau. La police ne le retrouve pas et le type de narration choisi par l’auteur laisse à penser que ce n’est pas vraiment le plus important. Là où chacun des personnages vit dans un monde à part, les rencontres sont rares et c’est vers une rencontre que l’auteur finit par nous mener. L’administration et la police quant à elles font leur travail dans un mélange d’indifférence et de curiosité sans pertinence morale.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.