Comptes-rendus

Les étoiles à l'envers.png
29 novembre 2007

Les étoiles à l’envers: New York, Photoroman

Par Patrick Tillard
Ressource bibliographique: 

À partir de photos de New York du photographe JS Cartier et de l’émotion suscitée chez Pierrette Fleutiaux par les attentats de New York, l’écrivaine commente « son » New York. Elle cherche à restituer ou à identifier dans ces photos, dans ses souvenirs, quelque chose qui appartienne aussi bien à la ville qu’à son imaginaire, des traces de quelque chose qui lui apparaît perdu et surtout profané. Le détail qui fait lien: une histoire suspendue par les attentats du 11 septembre 2001. L’avant et l’après de New York ne semblent plus pouvoir se mélanger. La recherche de ce qui est, de ce qui a été la vie dans cette ville blessée incite Fleutiaux à montrer la culture urbaine diffusée de mur en mur, de rues en rues comme autant d’images sacralisées d’un New York qu’il lui faut célébrer. Les photos de J.S. Cartier saisissent presque toujours un geste, la grâce d’un mouvement qui s’étire ; elles tentent d’arracher aux différentes facettes de la ville les lambeaux de vie qui habitent jusqu’aux marges, jusqu’à ce qui ressemble à des ruines au cœur de la ville.

Dossiers

3 avril 2013

Conversation avec Steve Giasson autour de son exposition 11 (Centre des arts actuels Skol, 7 septembre – 6 octobre 2012)

Par Stéphan Hyronde
L’exposition intitulée II [Eleven], conçue par l’artiste multidisciplinaire montréalais Steve Giasson, s’est tenue à l’automne dernier au Centre des arts actuel Skol, à Montréal, du 7 septembre au 6 octobre 2012. Les productions de cet artiste, comme celles de cette récente exposition, se situent au croisement de l’art conceptuel, de la littérature conceptuelle, de l’art plastique. Dans le cadre circonscrit du Centre Skol, Steve Giasson a pris pour matière et pour thème un ensemble de répercussions, documentaires ou fictionnelles, soit issues des attentats new-yorkais du 11 septembre 2001, soit en correspondance thématique avec un tel geste de destruction.
L’appropriation et la saisie de ces répercussions, notamment dans l’œuvre principale présentée, ne nous placent certes, au travers d’archives se rapportant à des archives de l’événement, qu’indirectement au contact de celui-ci.